Il s’approcha. Comme à chaque fois... Il fit glisser ses mains autour de son visage. Lentement. Comme à chaque fois... Les enroulant autour de sa nuque pour mieux la conquérir. Garder sur ses paumes la sensation de son parfum. De sa peau. Comme à chaque fois...
- Je t’ai attrapée, murmura-t-il, mêlant son souffle à celui de la jeune femme qui restait obstinément immobile.

Elle le fixait. De son œil unique et clair. Quasi translucide. A travers lequel elle était capable de se livrer autant que de se fermer. Se livrer. Uniquement à lui. Parce qu’on est toujours rattrapé par son destin... Par sa raison de vivre... Et que c’est à travers cette vie qui s’insuffle que l’on respire. Que l’on se sent vivant. L’un comme l’autre. L’un pour l’autre. Bryce à Carolyn. Carolyn à Bryce.
Les mains du capitaine l’enveloppaient maintenant entièrement. Avec une douceur et une puissance qui hésitait entre la caresse et la brisure. L’amour et la mort. Le début et la fin.