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02

Il ouvrit la porte à la volée. Un jeune homme brun, de belle allure, pénétra dans la cabine du Capitaine des Jardins aux Oiseaux.
- Qui t’a informé, Elros ? Interrogea Bryce d’un ton distant.
- Vous n’étiez pas seul, Capitaine... ‘Scusez de mon intrusion... s’esclaffa le jeune homme d’une voix coquine qui rendait son visage piqueté de tâches de rousseur plus malicieux encore, je ne voulais pas vous déranger. Vous exprimerez auprès de la lady qui vous accompagnait tous mes plus profonds...
 
- Je suis seul Elros, coupa Bryce agacé, qui t’a informé ?
- Ankor. J’ai réussi à me faire engager sur l’Albatros. Il doit la rencontrer pour l’échange cet après midi.
- Comment as-tu réussi à te défier de sa surveillance ? Ankor est prudent. Et méfiant.
- Je suis plus malin que vous ne le pensez, Capitaine.
Bryce détailla quelques instants le visage espiègle de son jeune acolyte. Une onde tranquille flottait au fond de son regard clair, avant qu’une flamme ne l’éclaire subitement d’une étincelle malicieuse. Presque mutine.
- Vous allez vous y rendre ?
- Ne te fais pas repérer. J’ai encore besoin de tes informations, Elros. Je t’ai mandaté pour infiltrer l’un de ces vaisseaux pirates. Et je suis mandaté par le gouvernement pour interrompre ces actes de piraterie. Evidemment que je vais m’y rendre.
- Et vous arrêterez Madame la Comtesse des Aiglefins ?
Quelque chose d’étrange vibra dans les iris sombres de Bryce des Jardins aux Oiseaux. Un sentiment indescriptible qui mêlait autant de détermination que de tension. De résignation. Et tout se bousculait en lui. Scellé en une seule et même émotion.
- Sortez, Elros. Je vous retrouve à 15h à la Taverne des Moussaillons.
Le jeune homme s’inclina rapidement avant de s’envelopper le visage dans une lourde écharpe de laine élimée pour quitter la cabine du chef de la police.
- Arrêter la Comtesse des Aiglefins ?
Bryce secoua la tête avec un rire amusé. Il se servit un verre de vin, du fond d’une bouteille oubliée au coin de son bureau. Il observa le jeu de lumière qui se formait à sa surface en le faisant tournoyer à la lueur des bougies. Le regard pétillant des songes qui étaient en train de le peupler. Et le but d’un trait. Comme un hommage. Une trinque à laquelle il se préparait.
- Non... T’arrêter gâcherait le plaisir que j’ai à te poursuivre, Carolyn des Aiglefins... murmura-t-il les yeux fixés sur la porte qui venait de se refermer.


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J
oui ce serait pas marrant s'il l'arrêtait... où serait le plaisir en effet...
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T
J'adore tes photos comme toujours ainsi que tes montages qui change des "compagnons de l'arc en ciel"
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